Ils ont les épaules larges
Et l’air heureux
Ou bien des manières qui troublent
La force est dans leur torse
A la hauteur où leur cœur palpite
Pour allonger les nuits

Des yeux à embrasser les cailloux
Des sourires sans y toucher
Pour chaque soupir
Des rafales de baisers de neige
Les lacs de caresses
Et des ombres entrelacées

Il faut embrasser leurs idées
Et leurs bouches et leurs corps
Et ne désirer que leurs baisers

Je ne caresse que ton courage
Les orages brillants de ton corps
Tout ce que j’appréhende et désire encore
Mon amour mon amour mon amour

(1992)