piccolo

La musique et moi

La musique et moi, c’est une histoire d’amour qui rime (presque) avec toujours !

Hypersensible, j’ai toujours été touchée par la musique. Toute petite, une musique inquiétante pouvait me pousser à me cacher derrière le canapé tandis qu’une musique triste déclenchait inévitablement et quasi instantanément de grosses larmes.

Je dois avouer que cette sensibilité a parfois été un fardeau.
La musique des Dossiers de l’écran déclenchait en moi un malaise et une peur bleue. Je suis toujours incapable d’écouter chanter Léo Ferré, Manon Solo sans pleurer ou être au bord du gouffre… Ecouter Barbara, c’est limite…

Je ne parviens toujours pas à maîtriser totalement les émotions qu’une musique me procure.

Ce n’est pas en raison de ma sensibilité que mes parents m’ont poussée à apprendre la musique. Fille et petite-fille de musiciens amateurs du Nord, la musique a toujours été importante à la maison. Enfant, rentrer dans un orchestre d’harmonie voire même un orchestre symphonique semblait un peu sacré, un truc dingue, quasi impossible. Un long chemin de foi (de Croix ?)… Un Graal ? Je savais que j’allais apprendre à jouer d’un instrument… La question ne se posait même pas. Je ne sais même pas si du coup j’ai émis une véritable volonté ou montré une certaine impatience d’apprendre la musique.
A l’âge de 7 ans, je me suis inscrite à la musique. Ayant raté la session d’inscription au conservatoire, (je voulais en effet apprendre le violon, mon père préférait le violoncelle qui me semblait trop gros pour moi…). Mes parents ont choisi de m’inscrire à l’académie de musique locale, qui ne proposait pas l’apprentissage des cordes. Ils commettaient une énorme erreur mais ils croyaient bien faire !
Alors j’ai commencé à étudier…

Un apprentissage à la dure ! 1h30 assise sur une chaise. A attendre que chacun passe afin de pouvoir lire sa ligne de musique… Avec interdiction de parler à son voisin, de regarder l’heure…

Pas de théorie, pas de chant en dehors des chants (d’Yves Duteil) pour le concert de Sainte-Cécile, pas de dictée, pas de culture musicale, uniquement de la lecture en clé de sol avec une prof imbuvable, désagréable, colérique et cassante. L’enfer pour une enfant en somme. Dans ces conditions, il m’était impossible d’aimer cela, d’avoir envie de travailler. Aucune explication, pas de compréhension de quoi que ce soit…  C’était d’un ennui mortel ! Mes résultats étaient à la hauteur de mon investissement : nuls. Et j’allais aux examens la trouille au ventre !

Au bout de trois années, alors que tous mes camarades avaient un instrument, je n’en avais toujours pas… Je subissais ma peine pour faire plaisir à Papa et attendais que ça se passe. Et puis le directeur lui a dit qu’il était temps que je commence l’instrument. « Flûte ou clarinette ? » J’ai toujours trouvé la sonorité de la flûte captivante mais je me sentais incapable de pouvoir jouer d’un instrument dont je ne peux voir où je pose mes doigts ! Ca me semblait impossible ! Et pourtant, j’ai choisi la flûte ! Il faut dire que j’avais écouté le prof en solo dans l’Arlésienne : il était jeune, beau et jouait divinement bien ! Les débuts à la flûte ne furent pas non plus très brillants. Je galérais avec la respiration et les sons que je produisais étaient assez moches ! Il a fallu deux ans à galérer pour commencer à apprivoiser l’instrument soi-disant enchanté ! Les premiers compliments de mon prof puis l’entrée à l’harmonie ont boosté mon envie et j’ai commencé à vraiment aimer mon instrument et surtout à le travailler !

Enfin en cinq années d’ennui au solfège, j’ai quand même fini par devenir une lectrice de compét’ en clé de sol bon gré, mal gré… Je mérite une sacrée médaille d’avoir tenu le choc et d’avoir appris quelque chose dans ces conditions.

L’orchestre a été le meilleur moyen de me donner envie. Quand tu rajoutes à la beauté de la musique, l’amitié, la complicité, tu es prête à travailler à fond !! Je suis devenue une véritable passionnée et je n’ai jamais arrêté de jouer. A certains moments, j’en faisais énormément (j’ai eu jusqu’à cinq orchestres simultanément : trois harmonies et deux orchestres de jeunes)… Mais j’étais à l’époque jeune, célibataire et sans enfant. Parfois, je jouais moins lorsque les études et le travail m’éloignaient des salles de cours et de répétitions mais je n’ai jamais lâché complètement.

J’ai été souvent élève et le suis encore. Je suis devenue prof aussi pour transmettre l’amour de mon instrument. Enseigner, mine de rien, permet d’approfondir et de consolider tous ses savoirs. L’un des meilleurs moyens pour ancrer la connaissance solidement !

Depuis quatre années, ayant été sollicitée pour enseigner la flûte, j’ai décidé de refonder les bases de ma formation pour aller plus loin et bien enseigner.

Flûte, chant, cours, écriture et direction d’orchestre

Outre la flûte traversière, j’ai débuté le chant. Une véritable ouverture sur d’autres horizons, d’autres paradis, d’autres extases, même si cela demande pas mal de travail ! Une école d’exigence et de discipline mais avec d’excellents professeurs, le chemin est semé de fleurs…

Après une belle remise à niveau en formation musicale depuis quatre ans, en 2016, je me suis lancée dans l’écriture, la composition. Là encore, que de découvertes et d’apprentissages ! Il me semble qu’à chaque pas, des lumières s’allument… Une guirlande lumineuse, une étoile, un soleil, un spot… C’est selon…

Le langage musical devient enfin compréhensible. Je ne maîtrise pas encore tous ses arcanes, mais j’en prends le chemin doucement mais sûrement.

A la rentrée 2017, j’ai franchi un pas supplémentaire : apprentissage de la direction d’orchestre ! Dans quelle aventure je me suis lancée encore !!

Tout ne va pas être une partie de plaisir, mais vive l’aventure !

La musique dans ma vie, c’est :

  • De la sérénité
  • De l’extase
  • De la joie
  • Du bonheur
  • Des émotions
  • De l’amitié

 

 

  • Des voyages
  • Des rires
  • Un défi permanent
  • De l’autodiscipline
  • Du partage
  • De la collaboration
  • De l’harmonie
  • Du bien-être
  • Des rencontres merveilleuses
  • De la spiritualité
  • Une communion
  • Un remède aux soucis
  • Du plaisir
  • De la recherche
  • De la transmission
  • De la culture
  • De l’histoire
  • De la danse
  • Des délires

La musique m’est bénéfique tant pour le coeur, le corps, l’esprit que l’âme… Je suis persuadée qu’elle a des pouvoirs magiques…

Ecouter de la musique et danser aussi

Si j’adore jouer de la musique, j’ai surtout besoin d’en écouter beaucoup : chanson française, pop anglaise, trip-hop, musiques brésiliennes et musique classique au sens large du terme… Parfois un peu de jazz aussi et de musiques du monde.

La musique est sensuelle. Elle fait vibrer l’âme et le corps. J’ai beaucoup de mal à ne pas bouger, danser ou chanter quand j’écoute une musique entraînante. Je ne peux physiquement pas m’empêcher de céder à cet appel au corps, à l’invitation de l’incarnation de la musique. La musique passe par toutes les pores, toutes les cellules même propageant ses ondes bénéfiques… C’est souvent amusant, parfois gênant… Mais qu’importe !

Nietzsche

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